Le bonheur, ce n’est pas que dans la tête
On parle souvent du bonheur comme si c’était juste une question d’état d’esprit.
« Sois positif ! », « Relativise ! », « Vois le verre à moitié plein ! »…
Mais le bonheur, ce n’est pas ça.
Ce n’est pas une succession de petits plaisirs fugaces. Pas le shot de dopamine quand on scrolle Instagram ou quand on mange une grosse part de gâteau.
Le bonheur, c’est quelque chose de plus profond. De plus durable.
Un état de bien-être qui vient du sens qu’on donne à sa vie, des liens qu’on tisse, des projets qui nous portent.
Et surtout, le bonheur, ce n’est pas juste « dans la tête ».
C’est mesurable. C’est concret. Ça agit sur le corps.
Un paquet d’études le prouve.
Par exemple, le professeur Ed Diener, psychologue américain, a montré en 2011 que les personnes déclarant un niveau de bonheur élevé augmentent leur espérance de vie de 4 à 10 ans.
(Étude « Happy People Live Longer », Applied Psychology)
La chercheuse Laura Kubzansky de Harvard a suivi 1 306 hommes de la région de Boston pendant 10 ans. Elle a découvert que les hommes les plus optimistes avaient deux fois moins de risques de faire un infarctus ou une angine de poitrine que les pessimistes.
(Étude Normative Aging Study, 2001)
Et une méta-analyse a examiné 15 études portant sur près de 230 000 personnes suivies pendant 14 ans.
Résultat : L’optimisme réduit de 35% le risque cardiovasculaire et de 14% le risque de décès toutes causes confondues.
(Méta-analyse JAMA Network Open, 2019)
Ce qui est dingue, c’est que ça marche dans les deux sens.
Être en bonne santé rend plus heureux. Et être heureux améliore la santé.
Mais pourquoi ça marche ?
Parce que le bonheur a des effets physiologiques directs sur notre corps.
- Il réduit le cortisol, cette fameuse hormone du stress qui, à haute dose, use l’organisme.
- Il diminue les inflammations chroniques, celles qui favorisent plein de maladies.
- Il renforce le système immunitaire.
- Et en bonus, il nous pousse à adopter de meilleurs comportements : on mange mieux, on bouge plus, on dort mieux.
Bref, le bonheur, ce n’est pas du développement personnel un peu flou.
C’est presque l’ingrédient miracle pour la vie éternelle (ou au moins pour la vie en bonne santé).
On a notre part de responsabilité (et c’est une bonne nouvelle)
Bon, maintenant, tu te dis peut-être :
« Ok, le bonheur c’est bien pour la santé. Mais moi, je suis pas forcément heureux tous les jours… »
Et c’est normal.
Parce qu’on ne choisit pas tout dans la vie.
Mais voilà un truc rassurant : selon une étude de la psychologue Sonja Lyubomirsky en 2005, notre niveau de bonheur dépend de trois facteurs.
50% vient de notre capital génétique. On ne choisit pas.
10% vient de nos conditions de vie (argent, santé, statut). On a peu de contrôle.
40% vient de nos choix et de nos habitudes quotidiennes. Et là, on a du pouvoir.
40%, c’est énorme.
Ça veut dire qu’on peut agir. Même si tout n’est pas parfait dans notre vie.
Alors, concrètement, on fait quoi ?
Pas besoin de révolutionner sa vie du jour au lendemain.
Le bonheur, ça se cultive avec des petits gestes du quotidien.
Par exemple, prendre le temps de savourer les bons moments.
Un café le matin, un rayon de soleil, une conversation qui fait du bien.
On passe souvent à côté en pensant déjà à la suite.
Ou encore, bouger son corps.
Pas forcément courir un marathon. Juste marcher, danser dans sa cuisine, monter les escaliers.
Le mouvement libère des endorphines, ces fameuses hormones du bonheur.
Et puis, avoir un projet qui a du sens.
Quelque chose qui nous donne envie de nous lever le matin.
Ça peut être grand ou petit. L’important, c’est que ça compte pour nous.
C’est exactement ce que fait Melantropia.
Choisir activement de créer des moments de joie, de partage, de célébration.
Plutôt que de subir passivement la maladie, on décide de célébrer la vie.
Un festival, c’est :
- De la musique qui fait vibrer, qui libère, qui rassemble.
- Des rencontres avec des gens qui comprennent, qui partagent, qui soutiennent.
- De la couleur, de la lumière, de l’énergie. Tout ce qui fait du bien.
- Un projet collectif qui a du sens : aider concrètement des associations qui luttent contre le cancer.
Ce n’est pas nier la gravité du cancer.
C’est refuser de se laisser réduire à la maladie.
Parce que célébrer la vie, c’est aussi une façon de prendre soin de sa santé.