Choisir une association qui nous ressemble
Tout au long de l’année, il y a 1000 choses qui nous invitent à soutenir une asso.
Par exemple, au supermarché, quand je rentre il y a 2 personnes qui me demandent de faire un don. Puis à la caisse, on me demande l’arrondi solidaire pour telle ou telle cause.
Et c’est vrai qu’il y a beaucoup de causes importantes. Des causes qui méritent notre aide et nos dons.
Mais à la fin, on ne peut pas tout faire.
On doit choisir celles avec lesquelles notre histoire résonne.
Alors, comment on fait pour choisir ?
La première chose, c’est de se demander ce qui nous touche vraiment.
Pas ce qui « devrait » nous toucher.
Peut-être que c’est l’éducation, parce que l’école, c’était galère pour toi.
Peut-être que c’est l’environnement, et que tu sens qu’on peut aller plus loin que faire le tri entre 2 poubelles.
Ou peut-être que c’est la santé, parce que tu as vu un proche souffrir ou que tu as toi-même traversé une épreuve.
Il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais » choix. Il y a juste des causes qui nous parlent plus que d’autres.
Et une fois qu’on a trouvé la grande cause, il reste à choisir l’angle.
Parce que même au sein d’une cause, il y a plein de façons d’aider.
Prends le cancer, par exemple.
Certaines associations financent la recherche pour trouver de nouveaux traitements.
D’autres accompagnent les malades au quotidien.
D’autres encore aident les familles à tenir le coup ou à reprendre pied après.
Aucune n’est plus importante que l’autre. Elles sont complémentaires.
Mais selon ce que tu as vécu, l’une te parlera peut-être plus qu’une autre.
Choisir une association, c’est aussi choisir une communauté.
Des gens qui partagent les mêmes valeurs. Qui veulent agir dans la même direction.
Chez Melantropia, on a fait un choix. On en a même fait 5 !
Plutôt que de tout miser sur une seule cause, on a décidé de soutenir trois associations complémentaires.
Parce que le cancer touche de multiples facettes de la vie. Et qu’on voulait pouvoir aider à différents moments du parcours.
5 asso, 5 missions
La fondation Francine Delacrétaz
Elle apporte des aides financières pour les dépenses de la vie courante, de la santé, pour des projets pro ou perso, des voyages…
Tous les 5 ans, la fondation récolte également des fonds par l’intermédiaire de l’expo Des Seins à Dessein qu’elle organise à Lausanne.
L’objectif est d’aider les femmes touchées par un cancer du sein à se projeter à nouveau.
L’ARFEC
Une association créée par des parents pour des parents.
Depuis 1987, elle accompagne les familles dont l’enfant est atteint d’un cancer. Pendant les traitements, mais aussi après.
Parce qu’un enfant qui a un cancer, c’est toute une famille qui a besoin d’être soutenue. Des frères et sœurs qui grandissent malgré les chagrins. Des parents qui ont besoin de tenir.
Ose Thérapie
Un espace chaleureux et neutre pour lutter contre l’isolement et la fatigue qui suivent les traitements. Elle accompagne ceux qui veulent reprendre leur corps en main après la maladie.
L’objectif est de retrouver du mouvement, de la créativité, de la légèreté. Tout ça à travers des activités physiques et créatives adaptées, pour que le bien-être redevienne accessible.
La Cassya
Basée à Yverdon-les-Bains, La Cassya accompagne les personnes touchées par le cancer avec des soins complémentaires : médecine intégrative, soins esthétiques adaptés, yoga et art-thérapie.
Un soutien individualisé pour mieux vivre chaque étape de la maladie.
Having a Ball
Basée en Suisse, Having a Ball sensibilise au cancer du testicule, le plus fréquent chez les hommes de 15 à 44 ans.
Créée en mémoire de Joseph Barnes, l’association informe sur l’importance de l’auto-examen et du dépistage précoce, tout en brisant le tabou.
Mais alors, comment nous soutenir ?
Mi-octobre, on a lancé notre première cagnotte pour récolter des fonds et démarrer le projet.
L’objectif : Récolter 50.000CHF. Un pas de plus pour Melantropia.
Au total, 126 personnes ont contribué et 5.794,55 CHF ont été récoltés.
Concrètement, à quoi ont servi ces fonds ?
À trois choses essentielles :
- Payer les premiers acomptes pour les artistes qui seront présents au festival
- Couvrir les frais d’organisation initiaux (logistique, production, sécurité…)
- Financer des prestataires pour nous aider dans la levée de fonds auprès d’entreprises, d’institutions et de mécènes
« Quoi ? Il faut dépenser des sous pour en gagner ?«
Je trouvais ça un peu contre-intuitif la première fois que j’en ai parlé avec Sarah.
Mais au fond, c’est logique.
Aujourd’hui, on est 30 bénévoles à travailler sur l’organisation du festival. Et notre objectif est immense : réunir 15.000 personnes lors d’un week-end et reverser les bénéfices aux associations bénéficiaires.
Pour y arriver, on doit s’entourer de professionnels. Et ça, ça demande de l’argent.
Les investissements d’aujourd’hui permettront d’avoir un impact énorme demain.